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Comment bien s’organiser en télétravail : 5 astuces pour réussir

Comment bien s’organiser en télétravail ? Découvrez cinq astuces pour rendre votre télétravail efficace et épanouissant.

De nos jours, les limites entre la vie professionnelle et la vie personnelle ont tendance à s’effacer. Il est possible par exemple de faire ses courses pendant ses heures de bureau mais aussi de passer de nombreuses heures le soir, chez soi, à répondre à des e-mails.

Le télétravail se démocratise. De plus en plus de sociétés proposent à leurs salariés de pouvoir travailler de chez eux. Avec les technologies actuelles, il est en effet possible d’être aussi efficace depuis son bureau que depuis son salon.

Le télétravail est-il fait pour tout le monde ? Y a t-il des pièges à éviter ? Comment être aussi performant en télétravail qu’au bureau ? Découvrez les réponses à ces questions dans cet article.

Les conseils et les compliments sincères rendent le travail facile et doux.

Alexandre Dumas

Bonne lecture. 😉


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Définition

Qu’est ce que le télétravail

Par définition, le télétravail est défini comme le fait de travailler hors des locaux de son entreprise. Ainsi, vous êtes en télétravail si vous êtes amené à travailler depuis chez vous, dans un espace de travail public ou encore si vous êtes en déplacement.

De façon plus approfondie, un salarié est en situation de télétravail lorsqu’il réalise une activité hors de son entreprise qui aurait pu être exécutée dans les locaux de cette dernière.

De manière générale, lorsque vous êtes en situation de télétravail, vous devez être en mesure de pouvoir réaliser toutes les activités effectuées habituellement au sein de votre entreprise.

comment bien s'organiser en télétravail

Ce que dit la loi

Le télétravail est quelque chose de cadré. Il est mis en place dans le cadre d’un accord collectif ou d’une charte d’entreprise. En l’absence de ces éléments, la mise en place du télétravail doit se faire de manière formalisée par le biais d’un avenant au contrat de travail ou encore par un échange d’e-mails ou de courriers.

Dans tous les cas, les éléments suivants doivent être précisés :

  • La détermination des plages horaires de travail pendant lesquelles vous êtes joignable
  • Certaines modalités servant à contrôler votre temps de travail effectif et/ou les tâches réalisées
  • Les conditions de passage en télétravail et à contrario celles d’un retour à un contrat sans télétravail
  • Les conditions de mise en oeuvre du télétravail et les modalités d’acceptation du salarié.

Prise en compte des frais

Que le salarié soit en télétravail ou non, l’employeur est tenu de prendre en charge les frais engagés pour les besoins de l’activité professionnelle.

Ainsi, il est possible de vous faire rembourser les dépenses inhérentes à la mise en place ou l’exécution de votre activité en télétravail. Ces frais peuvent être multiples : ramettes de papiers, cartouches d’encre etc…

L’employeur peut choisir de rembourser le salarié au réel, avec justificatif d’achat ou mettre en place un remboursement forfaitaire.

Le salarié peut également prétendre à une indemnisation concernant l’utilisation de son forfait téléphonique et/ou internet dans le cadre du travail à domicile. Ce remboursement se fait généralement au prorata du temps passé en télétravail.

Enfin, concernant les frais de repas, le salarié en télétravail doit bénéficier des mêmes droits que les salariés qui travaillent dans les locaux de l’entreprise. Ainsi, si vous bénéficiez de tickets restaurant, vous conservez ces derniers en télétravail. En revanche, si l’entreprise dispose d’un service de restauration avec participation de l’employeur, l’employeur n’est pas tenu de compenser cette perte au salarié en télétravail.

 Indépendamment de l’amour du travail, il faut encore avoir de la constance.

 Benjamin Franklin

Bien s’organiser en télétravail, astuce 1 : S’isoler

La première astuce pour bien s’organiser en télétravail tombe sous le sens : il vous faut un espace dédié et au calme. En effet, comme expliqué dans l’article Comment devenir plus productif avec un peu de bon sens, le maximum de notre productivité se met en place entre cinq et vingt minutes après avoir commencé une tâche et selon les personnes. Ainsi, à chaque distraction, ce temps sera à nouveau nécessaire pour être pleinement productif.

Si vous n’êtes pas seul à la maison pendant que vous travaillez, il est nécessaire de fixer des règles strictes avec votre entourage. Certes vous êtes à votre domicile mais ce temps est un temps de travail pour lequel vous êtes rémunéré. Le télétravail est un contrat de confiance passé entre le salarié et l’entreprise. Ainsi, il est nécessaire que vous puissiez exercer votre activité en toute sérénité.

Ensuite, essayez de travailler dans une pièce neutre sans tentation. Par exemple, il ne serait pas judicieux d’avoir une télévision à porté de mains. Pour bien s’organiser en télétravail, l’essentiel consiste à définir clairement les limites entre la vie personnelle et la vie professionnelle. Sans cela, il est facile de tomber dans certains pièges qui pourraient rompre cette relation de confiance si importante entre vous et votre entreprise.

comment bien s'organiser en télétravail

Bien s’organiser en télétravail, astuce 2 : S’organiser efficacement

Pour être pleinement productif en télétravail, il est nécessaire d’organiser vos journées comme si vous étiez au bureau. Avant de commencer à travailler, listez les tâches importantes à réaliser dans la journée et essayez de vous y tenir. Pour plus de souplesse, une astuce consiste à plutôt s’organiser de manière hebdomadaire plutôt que quotidienne. En effet, cela permet, entre autre, de gérer les imprévus sans impacter le travail de fond.

Ensuite, comme au bureau, il est important que vos collaborateurs sachent à quels moments vous êtes disponibles pour échanger et à quels moments vous ne l’êtes pas. Les messageries actuelles permettent de notifier votre statut. N’hésitez pas à communiquer sur votre rythme avec des « bonjour », « je m’absente », « merci de ne pas me déranger dans l’heure qui suit ». Pour bien s’organiser en télétravail, essayer en amont d’anticiper les moments d’échanges et les moments de concentration.

Il est également nécessaire de s’instaurer des petites routines. Par exemple, la matinée peut être réservée à la rédaction de livrables et l’après midi à des réunions ou à du travail collaboratif. Enfin, ce n’est pas parce que vous êtes à la maison que vous n’avez pas le droit de vous accorder des temps de pause. Au contraire, ces derniers sont primordiaux. En effet, selon la loi d’Illich, au delà d’un certain seuil, la productivité décroit en fonction du temps. Il est ainsi recommandé de travailler selon des cycles de 90 minutes maximum. S’il fait beau dehors, quoi de plus agréable de faire un break avec un café sur sa propre terrasse ? 😉

Vous l’aurez compris, l’organisation est primordiale en télétravail. C’est d’ailleurs une soft skill qui a de la valeur. Si cela vous intéresse, je développe ce sujet dans l’article : Quelles sont les différentes soft skills et comment les développer ?

Bien s’organiser en télétravail, astuce 3 : Anticiper

Pour bien s’organiser en télétravail, il est important d’anticiper les tâches que vous allez réaliser à la maison. Comme le cadre est différent que celui du travail en entreprise, il est possible de profiter de votre espace au calme pour avancer plus sereinement sur des dossiers importants.

Ainsi, durant votre temps au bureau, profitez-en pour faire le maximum de travail en équipe ou qui nécessite des logiciels outils uniquement disponibles sur place. Essayer également de réaliser toutes vos réunions en entreprise pour ne pas que ces dernières interfèrent lorsque vous serez au calme chez vous. De surcroît, il est plus facile d’imposer son point de vue en réunion lorsque nous sommes physiquement présents.

Le dialogue est primordial, parlez de l’organisation qui vous convient le mieux avec vos collègues et votre hiérarchie. Ainsi, si vous avez besoin de plus de calme lorsque vous êtes en télétravail, ces derniers seront plus aptes à respecter votre choix. Néanmoins, il faut être en mesure de rester souple car les imprévus sont légions.

En conclusion, essayez de mettre le plus possible votre temps en télétravail au profit de tâches compliquées qui vous demande beaucoup d’attention. Vous serez beaucoup moins pollué pour le faire qu’au bureau. Il est également possible de profiter du surplus de productivité générée pour avancer sur des livrables.

comment bien s'organiser en télétravail

Bien s’organiser en télétravail, astuce 4 : Savoir communiquer

Le premier piège à éviter en télétravail est de trop communiquer. En effet, il est possible de tomber dans le piège d’inonder ses collègues ou sa hiérarchie d’e-mails ou de messages juste pour justifier que vous êtes bien en train de travailler. Vous êtes alors simplement en train de rendre des comptes. Votre travail, comme en entreprise, ne sera pas jugé sur votre communication mais bien sur la qualité de vos livrables (voir notre article sur le présentéisme).

La communication reste cependant un élément important, que ce soit en télétravail ou au bureau. Pour aller plus loin sur ce sujet, je vous invite à découvrir notre article Ecouter les autres : pourquoi c’est important et comment le faire ? Pour bien s’organiser en télétravail, il est important d’axer votre communications sur deux points essentiels.

Le premier point est bien sûr de communiquer sur les éléments importants de votre travail. Nous sommes généralement des maillons essentiels d’une chaîne. Ainsi, lorsque notre travail peut donner au reste de l’équipe des éléments pour avancer, il est nécessaire de communiquer sur ces derniers. Il est est de même lorsque nous parvenons à terminer un livrable pour un client ou notre hiérarchie.

Ensuite, il est également essentiel de ne pas s’isoler lorsque nous sommes en télétravail. Pour cela, vous pouvez mettre en place certains rituels avec vos collègues. Ces derniers peuvent se matérialiser par des appels à des heures déterminées ou encore des points réguliers via la messagerie instantanée. À nouveau, l’optimal se trouve dans le bon dosage de ces relations.

En conclusion, la communication est essentielle mais elle doit rester pertinente.

Face au travail l’homme peut avoir deux attitudes : Le faire ou le faire faire. J’hésite rarement.

Grégoire Lacroix

Bien s’organiser en télétravail, astuce 5 : Un équipement adéquat

Cela tombe sous le sens, mais pour bien s’organiser en télétravail, il est nécessaire d’avoir tout l’équipement adapté à votre mission.

Le béaba est d’avoir un ordinateur et une connexion internet performante. Sans cela, il vous sera impossible de réaliser vos tâches quotidiennes. Le matériel informatique est généralement fournit par les entreprises. Si votre connexion à votre domicile laisse à désirer, optez pour une clé 4G. Un autre point souvent négligé mais qui demeure important est de vous aménager un espace de travail ergonomique. En effet, il faut éviter de vous exposer à des troubles musculosquelettiques.

Dans cette continuité, assurez vous d’avoir à disposition tous les moyens nécessaires pour bien communiquer avec vos collaborateurs. Un téléphone portable ou un téléphone fixe, un casque avec micro etc…

Ensuite, comme indiqué précédemment, il est important d’anticiper les tâches que vous allez effectuer en télétravail. Cette organisation vous permettra de penser à prendre tous les documents papiers nécessaires avec vous pour ne pas vous retrouver coincé une fois chez vous.

Enfin, et c’est une question à traiter avec votre entreprise, il est important de disposer des sécurités informatiques nécessaires pour qu’aucune donnée potentiellement sensible ne puisse fuiter ou être perdue.

Les pièges du télétravail

Pour bien s’organiser en télétravail, il est important d’éviter certains pièges.

Le premier est le manque d’organisation. Se retrouver dans un contexte différent de celui de l’entreprise peut perturber nos habitudes et nos routines de travail. Comme expliqué précédemment, il est important d’anticiper le travail à réaliser et de pouvoir s’organiser efficacement pour que nos journées en télétravail soient productives.

Ensuite, certaines personnes peuvent manquer d’autonomie. En entreprise, il est facile de trouver des collaborateurs experts dans certains domaines pour nous aiguiller. Cet élément sera moins accessible depuis la maison. Certaines personnes ont également besoin d’un micro management plus poussé (voir Comment être un bon manager), elles peuvent donc se sentir perdue lorsqu’elles se retrouvent seules à la maison.

Enfin, le piège le plus courant est de ne pas avoir de limite entre la vie personnelle et professionnelle. Le télétravail doit rester un temps de travail. On peut facilement se faire piéger par les tentations présentes à notre domicile. Par exemple prendre une heure pour avancer dans son ménage, allumer la télévision etc…

Références et mots de la fin

J’espère que cet article vous aura permis de trouver des bons conseils pour que vous puissiez pleinement vous épanouir lors de vos journées en télétravail.

D’un point de vue personnel, je trouve que cette pratique est une évolution positive dans nos manières de travailler. En effet, elle démontre premièrement une relation importante de confiance entre l’employeur et le salarié. Ensuite, le télétravail permet de couper notre routine habituelle est de pouvoir exercer son activité dans un cadre calme et familier. S’il est bien organisé et préparé, il permet d’augmenter notre productivité en nous extirpant de plusieurs facteurs potentiellement polluants au sein de l’entreprise.

Si le développement personnel et professionnel vous intéresse, n’hésitez pas à découvrir le livre Rédigez et résolvez votre formule du bonheur. Ce dernier vous propose une méthode simple et efficace pour augmenter votre capital bonheur sur les différents aspects de votre vie.

Et vous, que pensez vous du télétravail ? Est-il une bonne expérience de votre point de vue ? Souhaitez-vous partager d’autres astuces ? Exprimez-vous dans les commentaires.

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Sources : https://www.entreprises.cci-paris-idf.frhttps://www.juritravail.comhttps://www.capital.fr

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À bientôt et soyez heureux !

JB


Le travail n’est pas seulement une nécessité, il est aussi un besoin métaphysique de l’homme. Travailler beaucoup, pour en être beaucoup récompensé, est une forme d’héroïsme pacifique.

Jean Dutourd

Développement personnel

Comment lâcher prise ? Quelques conseils efficaces

Lâcher prise : qu’est-ce que ça signifie ? Quels en sont les impacts sur notre vie ? Comment y parvenir ? Vaste programme 😉

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous êtes parvenu à ne plus penser à tous vos soucis et à profiter simplement de l’instant ? De mon côté, j’ai l’impression que ce moment remonte à mon enfance. Une éternité…

J’avoue que parfois cela me manque. J’ai donc effectué des recherches sur le lâcher-prise afin de mieux comprendre cet état d’esprit.


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Clever Culture est un site dédié à votre bien être, c’est donc tout naturellement que je vous partage ici ma réflexion. Le lâcher-prise est-il utile ? Existe t-il des outils efficaces pour l’atteindre ? Est-ce néfaste de trop lâcher prise ?

Bonne lecture 😉

Lorsque je me laisse aller à être ce que je suis, je deviens ce que je pourrais être.

Lao Tseu

Définition du lâcher-prise

Je vais commencer par essayer de définir ce qui se cache derrière ce concept de lâcher-prise.

Sources : https://oserchanger.comhttps://etre-optimiste.frhttps://www.linternaute.fr

Le contrôle

La première approche consiste à appréhender le lâcher-prise par son opposé : le contrôle. Lorsque l’on cherche à contrôler les choses, on cherche en réalité à se rassurer. Nous essayons donc de maîtriser nos sentiments, notre emploi du temps, certains événements ou même les autres à travers nos relations.

Savoir lâcher prise consisterait donc à accepter de ne pas tout contrôler. Le mot « accepter » sous-entend plusieurs étapes.

La première est la prise de conscience qu’il y a des éléments sur lesquels il n’y a pas de contrôle possible. Des imprévus peuvent également affecter ceux sur lesquels nous pouvons avoir une emprise.

La seconde étape est le changement de notre vision par rapport à ce contrôle. En tentant de ne pas tout contrôler ou influencer, nous acceptons de simplement laisser faire les autres ou les choses. Nous nous détachons ainsi émotionnellement de certains éléments qui pouvaient nous affecter.

Pour synthétiser cette approche, le lâcher-prise peut correspondre à notre capacité à être flexible. Sans être forcément insensible aux différentes situations, il permet de prendre le recul nécessaire pour identifier les situations qui valent la peine de dépenser de l’énergie.

comment lacher prise

Le lâcher-prise est-il un état ?

Pour continuer, j’ai cherché la définition de lâcher-prise et voici ce que j’ai trouvé :

  • 1) abandonner, tomber, échouer, se détacher.
  • 2) moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maîtrise.

Ces définitions s’interprètent de deux façons :

  • la première est un sentiment de renoncement, d’échec
  • la seconde tend plutôt vers une prise de recul et suggère moins d’implication émotionnelle (proche de la définition du paragraphe ci-dessus).

Dans les deux cas, nous pouvons relever le sentiment de détachement qui semble soit volontaire, soit subi.

Le lâcher prise ressemble donc à un état d’acceptation. Cet état semble provenir d’un constat d’impuissance face à un événement. Il nous permet d’éviter de dépenser notre énergie sur quelque chose de vain, cela peut donc être également un gain de temps.

Interprétation personnelle

Je souhaite apporter des éléments supplémentaires aux deux définitions précédentes.

En effet, lorsque je réfléchis à la définition du lâcher-prise, cela m’évoque des ressentis supplémentaires.

Tous d’abord, à mon sens, savoir lâcher prise c’est également savoir se détacher de l’avis des autres. C’est arrêter de ressasser nos paroles si ces dernières sortent un peu du cadre de la bienséance. Nous sommes des êtres d’émotion et la parole est notre moyen le plus commun pour les exprimer (voir Ecouter les autres : pourquoi c’est important et comment le faire ?). Savoir lâcher prise c’est donc pour moi savoir s’assumer et être quelqu’un de vrai en société.

Nous vivons les événements tels que nous les ressentons. Nous avons évoqué que le lâcher-prise signifie savoir accepter que certaines choses arrivent en prenant suffisamment de recul. De manière plus profonde, le lâcher-prise signifie également pour moi être en mesure, lorsque c’est nécessaire, de mettre son cerveau sur « Off ». Arrêter d’anticiper, d’analyser, vivre le moment présent et rien d’autre, en bref, être capable de faire une pause mentale pour se ressourcer.

La créativité passe par le courage d’abandonner ses certitudes

Erich Fromm

Impacts positifs du lâcher-prise

Maintenant que nous avons mieux cerné cette notion de lâcher-prise, je vous propose d’analyser les différents impacts possibles sur notre vie.

Sources : http://lebienetrepourtous.com/https://elodiekaioun.fr

Sur la vie personnelle

La prise de recul grâce au lâcher prise

Lorsqu’on est capable de lâcher prise, on gagne en prise de recul. Nous agissons moins par pulsion. Cet état permet de mieux nous contrôler et donc de pouvoir rester maître de notre vie et de nos choix. Ainsi, nous regrettons moins certains actes ou certaines paroles découlant de l’impulsivité.

Ensuite, le lâcher prise permet d’améliorer nos relations sociales. Nous parvenons à nous détacher de notre dépendance à l’autre. Ainsi, nous vivons moins à travers le regard d’autrui. Nous nous détachons en conséquence de la peur de la critique et du jugement (voir Pourquoi et comment avoir confiance en soi ? L’essentiel à connaître.). La magie du lâcher prise opère car nous acceptons d’être nous même, détaché de la peur de « mal faire ». Nous acceptons également l’autre tel qu’il est, avec ses pensées propres et différentes des nôtres.

Les effets du lâcher prise sur le corps et l’esprit

Par définition, le lâcher prise permet de libérer une partie de notre esprit de pensées négatives ou stressantes. Ce dernier se retrouve donc apaisé. Nous pouvons ainsi mieux entrevoir et profiter des différents bonheurs que la vie nous apporte. C’est un état d’esprit qui se travaille mais qui permet de voir le verre à moitié plein plutôt que l’inverse. Il nous permet de retirer des freins à notre épanouissement.

Comme le corps et l’esprit sont liés, l’état d’esprit du lâcher prise a également des vertus bénéfiques sur notre organisme. Nous nous sentons moins stressés et plus apaisés. Cela peut nous permettre d’éviter certaines pathologies dues à ces maux comme les insomnies, la perte des capacités de mémorisation, des nausées voire des vertiges.

Enfin, comme le lâcher prise est un changement de mentalité, il peut permettre de surmonter certaines épreuves de la vie. Apprendre à lâcher prise peut ainsi devenir apprendre à se relever. Il permet de minimiser des obstacles qui nous paraissaient insurmontables pour enfin atteindre nos objectifs. C’est un changement de vision qui peut apporter énormément de positif dans notre vie (voir La loi de l’attraction).

Sur la vie professionnelle

Le lâcher prise a-t-il des impacts sur notre vie professionnelle ?

À mon sens, il est évident que oui. Pour revenir sur un des éléments du paragraphe précédent, si nous parvenons à réduire notre stress grâce à cet état d’esprit, cela ne peut être que profitable à notre vie professionnelle. Nous abordons ainsi nos tâches ou nos relations avec nos collègues de manière plus apaisée. Cela peut permettre d’éviter certaines erreurs et de mieux rayonner au sein de notre entreprise.

Ensuite, plus nous arrivons à nous détacher de la peur du jugement et plus nous augmentons notre confiance en nous. Cela permet de se débarrasser du négatif pour laisser place à des élans positifs. Nous pouvons ainsi gagner en force de proposition, trouver de nouvelles stratégies ou modifier notre approche sur certains sujets. Ces nouvelles initiatives seront remarquées et valorisées. Elles apporteront la satisfaction de nos collaborateurs mais surtout une meilleure satisfaction de nous même.

Enfin, en apprenant à lâcher prise, on apprend à vivre dans le présent et à mieux accepter ce qui nous arrive. Nous minimiserons certains irritants passés ou du quotidien. Il nous sera ainsi possible de nous concentrer sur les éléments positifs de notre travail et donc de mieux apprécier ce dernier. Quoi de plus valorisant de rentrer le soir chez soi avec une sensation agréable d’une belle journée bien remplie, positive et productive ?

La grandeur de la puissance d’un homme se mesure à sa capacité à lâcher-prise. 

William Booth

Les aspects négatifs du lâcher prise

Comme dans tout, le danger se trouve dans les extrêmes. Le lâcher prise est un état d’esprit qui ne doit pas impacter négativement notre quotidien. Il n’est pas profitable de prendre certains éléments importants de notre vie à la légère comme par exemple la santé ou la famille. Cet état d’esprit ne doit pas être une carapace qui nous empêche de faire face à certaines responsabilités importantes. Il ne doit pas devenir une habitude dont les conséquences vous apportent plus de négatif que de positif (voir l’article Bien comprendre nos habitudes pour réussir à mieux les changer).

Ensuite, le lâcher prise est quelque part notre capacité à faire preuve d’abnégation. Cela ne signifie pas qu’il doit nous faire capituler devant les obstacles de la vie. Il y a en effet une différence entre savoir dire non à certains éléments et ne pas accepter d’affronter ses problèmes. Ces derniers ne disparaîtront pas car nous choisissons de les ignorer. Le lâcher prise ne doit pas être un levier de procrastination, il doit rester un outil de développement personnel qui nous aide à avancer.

Enfin, tant au niveau personnel que professionnel, il est important que le lâcher prise n’entache pas notre image. Même s’il consiste à se détacher en partie de l’avis des autres, il n’est pas opportun de passer pour un « je-m’en-foutiste ». Comme énoncé si avant, plusieurs éléments de notre vie nous demandent de nous y impliquer pleinement afin de réussir à aller de l’avant.

En résumé, il s’agit de trouver un juste équilibre entre être en mesure de se détacher émotionnellement de certains aspects négatifs tout en continuant à être proactif sur ce qui est important.

Comment faire pour lâcher prise

Prendre du temps pour soi

Une des manières d’apprendre à lâcher prise est de se donner du temps, seul avec nous même, pour faire de l’introspection. En effet, ces moments nous permettent de faire le point sur les différents aspects de notre vie. En réalisant cet exercice, on constate souvent que des sujets qui nous travaillent ne sont en fait pas si problématiques que ça. Notamment en prenant du recul sur les choses et en se focalisant sur l’essentiel. Si des sujets plus importants nous préoccupent, l’introspection peut être un moyen de trouver des pistes de solution.

Et pourquoi ne pas profiter de ces moments pour se détendre ? Si vous parvenez à vous isoler et à prendre du temps pour vous, il peut être bénéfique d’en profiter pour méditer. Cet exercice a de nombreuses vertus. En effet, la méditation améliore notre bien-être mental, diminue notre stress et notre anxiété.

Prendre conscience du cercle des préoccupations

Une deuxième méthode pour apprendre à lâcher prise est de ne pas se polluer l’esprit avec notre cercle des préoccupations. En effet, comme développé dans l’article Comment trouver le bonheur : Découvrez 5 astuces faciles et efficaces, notre vie est constituée de notre cercle d’influence et de notre cercle des préoccupations.

Le cercle d’influence regroupe tous les éléments sur lesquels nous pouvons avoir un impact. Ainsi, si certaines choses appartenant à notre cercle d’influence ne nous conviennent pas, il nous sera possible d’agir pour les améliorer.

À contrario, le cercle des préoccupations contient l’ensemble des éléments que nous ne pouvons pas modifier. Par exemple, nous pouvons y placer une politique d’entreprise, le caractère d’autrui ou encore les conséquences de nouvelles lois. Certains de ces éléments peuvent polluer notre quotidien. Il est cependant vain de gaspiller de l’énergie physique ou mentale à essayer de changer les choses. Cela ne peut qu’affecter notre moral dans le mauvais sens. Il est alors préférable de relativiser et de concentrer notre énergie sur notre cercle d’influence.

Pour apprendre à appréhender différemment le cercle d’influence. Je vous propose de découvrir une méthode qui permet de travailler sur chaque instant que nous vivons afin de les rendre plus agréables et d’augmenter notre capital bonheur. Si cela vous intéresse, ce concept est développé dans mon premier livre Rédigez et résolvez votre formule du bonheur :

Apprendre à vivre dans le présent

Que se passe t-il généralement lorsque nous pensons au passé ? Nous pouvons ressentir de la nostalgie, parfois des remords et d’autres fois des regrets. Il peut également nous arriver de ressasser de vieilles blessures non cicatrisées. Tous ces éléments, auxquels nous ne pouvons plus rien y faire, peuvent nous faire ressentir des sentiments négatifs.

Le futur ne nous aide pas non plus forcément à aller de l’avant. Il contient tout un tas d’événements incertains et parfois même la peur de perdre quelque chose ou quelqu’un qui nous est précieux aujourd’hui.

Le seul moment qui compte est l’instant présent. C’est celui ci que nous sommes en train de vivre. Pourquoi parfois se le gâcher en ressassant le passé ou en appréhendant le futur? Vivre pleinement l’instant présent est un bon moyen pour lâcher prise. Pour nous aider à cela, il est possible d’essayer de tirer le maximum de plaisir d’une activité que nous sommes en train de réaliser. Il est également possible de se concentrer pleinement sur nos sensations, grâce à nouveau à la méditation par exemple. Enfin, nous pouvons accomplir de bonnes actions pour améliorer notre image de nous même.

Lâcher prise en ayant confiance en la vie

Pour terminer cette partie, j’ai envie d’apporter une approche un peu plus philosophique. La vie est faite de hauts et de bas pour tout le monde. Nous ne pouvons pas contrôler tous les événements qui nous arrivent. Alors pourquoi ne pas simplement essayer de les accepter et de les prendre tels qu’ils viennent ? J’ai conscience que cela peut être parfois difficile à réaliser. Cependant, n’est-ce pas là le véritable lâcher prise? Faire simplement confiance en la vie et vivre pleinement les expériences, agréables ou douloureuses, qu’elle nous apporte.

Pour aller plus loin, découvrez huit étapes en vidéo pour lâcher prise :

www.youtube.frNathalie Martin

Références et mots de la fin

J’espère que cet article vous aura aidé à mieux cerner la notion de lâcher prise. J’ai parfaitement conscience que tout un tas d’éléments peuvent affecter négativement notre quotidien. Cependant, en essayant de prendre un peu de recul, il est possible de les appréhender différemment. Cela ne signifie pas tomber dans les extrêmes et ignorer totalement nos problèmes, mais plutôt changer de perspective pour que ces derniers nous semblent plus légers.

Comme à chaque fois, je vous souhaite tout le meilleur. La vie est faite d’épreuves et il est intéressant de trouver en chacune d’elles ce qui peut nous rendre plus fort. Pensez à lâcher prise, certains événements sont inévitables, seule notre manière de les appréhender change.

Et vous, pensez vous être en mesure de lâcher prise au quotidien ? Avez-vous des astuces supplémentaires pour y parvenir ? Exprimez-vous dans les commentaires.

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Les sources de cet article : https://oserchanger.comhttps://etre-optimiste.frhttps://www.linternaute.frhttp://lebienetrepourtous.com/https://elodiekaioun.fr

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Citations : https://www.espritsciencemetaphysiques.com


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À bientôt et soyez heureux !

JB


Lâcher prise signifie réaliser que certaines personnes sont une partie de votre histoire, mais pas une partie de votre destin.

Steve Maraboli

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Quand faut-il changer d’emploi ? Les signes révélateurs

Quand faut-il changer d’emploi ? Quels sont les signes révélateurs ?

Selon l’INSEE, une personne qui entre aujourd’hui sur le marché du travail changera d’entreprise en moyenne 4 à 5 fois.

Ce phénomène a été initié par la génération X et fortement amplifié par la génération Y. Outre les causes extérieures comme l’augmentation de la concurrence et la fermeture de certaines entreprises, les actifs privilégient davantage leur épanouissement professionnel. Avec la génération Z, l’éthique sera également un élément de plus en plus déterminant dans le choix de l’employeur (voir Les différentes générations : mieux les connaître pour mieux travailler avec).

Aujourd’hui, la grande majorité des travailleurs n’hésitent pas à remettre en question l’emploi qu’ils occupent. De plus, la mobilité est de moins en moins un frein, ce qui permet de multiplier considérablement les opportunités.


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Bonne lecture 😉

Très souvent un changement de soi, est plus nécessaire qu’un changement de situation.

Théodore Monod

Quand faut-il changer d’emploi pour le salaire ?

Selon le site www.capital.fr, le salaire reste la première raison évoquée pour un changement d’emploi (59%).

Le principe du salaria est d’échanger son temps contre de l’argent. Le salaire reste donc le nerf de la guerre dans le monde professionnel. Ce temps passé à travailler nous permet de nous loger, de nous nourrir, de nous divertir etc…

Plus de dépenses que de gains

La première réponse à la question : « quand faut-il changer d’emploi pour le salaire ? » est si ce dernier ne vous permet pas de subvenir à vos besoins.

Il y a bien sûr derrière cela beaucoup de situations personnelles très différentes. Par exemple, on peut citer le cas d’une personne qui s’en sortait bien financièrement jusqu’au divorce, le décès d’un proche ayant laissé des dettes, un cadre qui gagnait bien sa vie mais qui s’est totalement reconverti et se retrouve coincé avec ses crédits etc…

En changeant d’entreprise, selon votre secteur d’activité et votre catégorie socio-professionnelle, vous pouvez négocier entre 10 et 20% d’augmentation. La condition sera bien sûr de savoir valoriser votre expérience et surtout d’appuyer les éléments nouveaux que vous pouvez apporter. Avant d’en arriver là, il peut être bénéfique de discuter avec votre employeur actuel sur vos différentes perspectives d’évolution et leurs échéances.

Quoi qu’il en soit, il vous faudra au préalable déterminer le montant nécessaire en plus tous les mois pour sortir d’un déséquilibre dépenses/gains. Dans cet écart et pour vous rapprocher de la réalité du marché du travail, ciblez les dépenses quotidiennes qu’il est possible de supprimer. L’article Bien comprendre nos habitudes pour réussir à mieux les changer peut vous aider à modifier votre train de vie.

Clever culture - quand changer d'emploi

Le sentiment d’injustice, quand faut-il changer d’emploi ?

Ensuite, le second élément peut être le sentiment d’être sous payé par rapport à ses collègues ou au marché. Beaucoup de personnes peuvent ressentir cela dans les grandes entreprises qui fonctionnent par grille d’évolution, pour paradoxalement être équitable avec tout le monde. Selon le diplôme ou l’ancienneté, vous pouvez ainsi vous retrouver à faire le même travail que vos collègues avec 20% de salaire en moins.

Alors quand faut-il changer d’emploi ? Avant de conclure que votre salaire est bien inférieur à celui du marché, pensez à bien intégrer tous les avantages et primes. Une voiture, des plans d’épargne entreprise, des chèques vacances ou emploi peuvent, une fois cumulés, faire pencher la balance en votre faveur.

Dans ces grandes entreprises, quoi qu’il advienne, avec le temps, vous serez un jour dans le cas inverse. La question à vous poser est donc est-ce que vous envisagez votre carrière dans cette société ? Si oui, il est toujours possible de tirer profit des parcours internes proposés. L’important est de bien comprendre la culture d’entreprise afin de jouer les bonnes cartes. Pour vous aider, l’article Réussir au travail : 5 conseils efficaces vers la promotion proposent quelques pistes.

Enfin, en terme d’inégalité, il y a le cas délicat des discriminations salariales. L’actualité de certaines inégalités hommes/femmes en est un exemple. Le code du travail (article L3221-4) reconnait les trois critères suivants pour comparer le travail réalisé ( https://droit-finances.commentcamarche.com) :

  • les connaissances professionnelles découlant d’un titre, d’un diplôme ou d’une pratique professionnelle
  • les capacités provenant de l’expérience professionnelle
  • les responsabilités et les charges physiques ou nerveuses

Une inégalité salariale doit donc être justifiée par des raisons objectives et non-discriminatoires. Si vous êtes concerné par ce cas de figure, je vous invite, avant de passer par l’inspection du travail puis le prud’hommes, à vous rapprocher des RH de l’entreprise afin de régulariser votre situation. En cas de procès, sachez que c’est à l’employeur de démontrer l’objectivité des critères sur laquelle se base la différence de salaire.

La réalité du marché

Votre vieux copain exerce le même métier que vous mais avec un salaire plus élevé. C’est une situation qui peut être frustrante car elle vous donne l’impression de ne pas être rémunéré à votre juste valeur. Cependant, vos collègues sont à peu près au même niveau que vous. Alors quand faut-il changer d’emploi ?

La première chose à faire est de connaître la réalité du marché. Est-ce vous qui êtes en dessous de la moyenne ou votre ami qui est au dessus ? Difficile à savoir car beaucoup d’éléments entrent en jeu.

Vous pouvez commencer par vous renseigner auprès d’amis ou d’anciens collègues pour connaître la tendance. Ensuite, je vous invite à scruter les offres d’emplois qui vous correspondent pour savoir s’il y a un intérêt à envisager la concurrence.

Une autre manière pour avoir une bonne vision du marché est de vous rapprocher des cabinets de recrutement. Cela ne vous engage en rien. De plus, pour rester attrayants, ces derniers doivent suivre la réalité du marché.

Enfin, si vos recherches vous donnent raison, privilégiez toujours le dialogue avec votre employeur actuel avant de claquer la porte. Faites lui part de votre frustration tout en se mettant à sa place. En effet, gardez en tête qu’il doit faire vivre son entreprise et que les ressources humaines doivent lui rapporter plus qu’elles ne lui coûtent. Le dialogue est généralement ouvert car embaucher quelqu’un et le former demandent du temps et de l’argent à une entreprise.

Quand faut-il changer d’emploi pour la pénibilité ?

Toujours selon l’INSEE, plus on entre tôt sur le marché du travail et plus la pénibilité perçue est élevée et le demeure. Même si les techniques évoluent, l’évolution des conditions organisationnelles et ainsi une certaine intensification du travail rendent moins supportables des conditions auparavant tolérées.

Scores de pénibilités physiques dans le parcours professionnel selon les générations
Dossier – Les transformations des parcours d’emploi et de travail… – Corinne Rouxel, Bastien Virely
Scores de contraintes organisationnelles et psychosociales dans le parcours professionnel selon les générations
Dossier – Les transformations des parcours d’emploi et de travail… – Corinne Rouxel, Bastien Virely

Le code du travail définit trois critères de pénibilité :

  • les contraintes physiques marquées (manutentions manuelles de charges, postures pénibles et vibrations mécaniques)
  • l’environnement physique agressif (agents chimiques dangereux, milieu hyperbare, températures extrêmes et bruit)
  • les rythmes de travail (travail de nuit, travail posté et travail répétitif).

Les conséquences de la pénibilité au travail

Les conséquences de la pénibilité au travail se font surtout sentir sur le long terme. Ces dernières varient selon le type de contraintes auxquelles un actif a été exposé.

Concernant les contraintes physiques, le site https://www.travail-prevention-sante.fr présente les résultats d’une enquête démontrant que ces conditions augmentent de 32% le risque de maladies chroniques et de 42% la probabilité de devoir limiter ses activités à l’âge de la retraite.

Selon l’INRS, travailler en rythmes décalés impacte notre horloge interne. Sur le court terme, les effets peuvent être la prise de poids (car l’alimentation a tendance à être plus grasse), le développement d’habitudes addictives, des pathologies lombaires et bien sûr les risques inhérents à la fatigue. De manière moins répandue, il est également possible de souffrir de diabète de type 2, d’hypertension artérielle voir d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.

Enfin, le fait de travailler sous pression la majorité de sa carrière augmente de 78% le risque d’épisodes dépressifs et de 92% celui de troubles anxieux généralisés. Ces chiffres conséquents démontrent l’intérêt de réduire aux maximum les risques psychosociaux (RPS) dans les entreprises. Le code du travail exige aux employeurs de prévenir ces RPS, cependant, par nature, ils sont parfois difficiles à cerner. Les RPS ne sont pour l’instant pas considéré comme un facteur de pénibilité.

Quand faut-il changer d’emploi ?

Quand faut-il changer d’emploi lorsqu’on réalise un travail pénible ? Je pense que la réponse est propre à chacun et dépend du niveau de pénibilité de l’emploi.

La croissance et le changement peuvent être douloureux, mais rien n’est plus pénible que de rester coincé quelque part où tu ne veux plus être.

Mandy Hale

Il y a à mon sens deux situations qui doivent amener à réfléchir sérieusement à l’éventualité d’un changement d’emploi :

  • la première est l’impact sur votre vie sociale. Par exemple, si vous travaillez dans un environnement bruyant et que vous êtes malgré vous exécrable avec vos proches après le travail, cela peut, à terme, impacter vos relations. De la même manière, si vous êtes constamment en déplacement ou en travail posté et que vous « croisez » simplement vos proches, cela peut également avoir des conséquences. C’est alors à vous de placer le curseur et de prioriser selon vos préférences (un travail passion versus votre vie privée).
  • La seconde est bien sûr l’impact sur votre santé à court et long terme. Mon avis sur la question est plus tranché ; la santé avant tout. Notre emploi n’est qu’un élément parmi d’autre de notre existence. Même si ce dernier peut être très important à vos yeux, il ne le sera jamais autant que votre vie.

Quand faut-il changer d’emploi pour plus s’épanouir ?

En avant propos, découvrez la vidéo de Franck Nicolas qui traite du sujet du changement d’emploi en insistant sur le sens que l’on donne à notre travail :

www.youtube.com – Franck Nicolas – 5 signes pour quitter son job

Donner du sens à son travail

Est-il important de donner du sens à son travail ? Le site https://www.parlonsrh.com développe le sujet de manière très intéressante en s’appuyant sur une étude du cabinet Deloitte (décembre 2017).

Sans paraphraser simplement l’article, on constate que la définition de sens au travail est propre à chacun. En effet, certains trouveront du sens dans leur travail individuel (actions réalisées au quotidien), d’autres dans la réalisation d’un travail collectif et d’autres dans les valeurs portées par leur entreprise.

Il est intéressant de noter que pour 81% des sondés le travail est une source d’épanouissement et qu’il est une passion pour 69% des personnes interrogées. Ces chiffres plutôt élevés sont encourageants et démontrent que la majorité des personnes intègre leur épanouissement dans le choix de leur métier et/ou société.

Quand faut-il changer d’emploi si votre travail n’a pas de sens à vos yeux ? Selon moi, la vigilance est de mise lorsqu’on commence à avoir l’impression de subir son activité. En effet, notre motivation aura alors tendance à baisser au fur et à mesure que le temps passe ce qui accroîtra encore notre sentiment de mal être au travail. Si vous êtes dans ce cas de figure, l’article 5 outils de motivation efficaces pour réussir vos projets vous donne quelques outils pour rester motivé.

Pour améliorer votre situation sans changer d’emploi, commencez par comprendre ce qui vous motive au travail : faire quelque chose d’utile, travailler en groupe… Une fois cet élément identifié, il sera alors plus simple de cibler des actions à mettre en oeuvre pour améliorer votre situation.

Être cohérent avec ses valeurs

Vous vous entendez bien avec vos collègues, vous êtes satisfait de votre salaire et vous vous sentez utile, cependant il y a quelque chose dans votre fort intérieur qui fait que vous ne vous sentez pas épanoui.

Il est possible que votre travail ne soit pas cohérent avec vos valeurs. Les valeurs représentent des croyances et se matérialisent par des objectifs qui motivent nos actions. Le site http://www.psychomedia.qc.ca propose un test et présente les résultats des travaux du psychologue Shalom H. Schwartz qui définit dix neuf valeurs universelles classées en quatre catégories :

Les 19 valeurs selon la théorie de Shalom H. Schwartz
http://www.psychomedia.qc.ca

Pour approfondir ce travail d’introspection, l’article Comment trouver sa voie professionnelle : 3 méthodes efficaces vous propose de travailler sur :

  • la méthode des ancres de carrière développée par Edgar H. Schein qui définit que nous possédons tous une ancre fondamentale qui régit notre personnalité et nos actions
  • le test Myers Briggs Type Indicator (MBTI) qui est un outil permettant de connaître notre type psychologique
  • la théorie des intelligences multiples développée par Howard Gardner qui permet de connaître nos forces et nos faiblesses ainsi que notre manière d’appréhender les différentes situations.

Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.

Dalaï Lama

En améliorant la connaissance de soi, de ce qui nous anime et nous indigne, il est plus facile d’identifier les sources de mal être potentiel au travail. Quand faut-il changer d’emploi à partir de ces éléments ? Dans un premier temps, il est conseillé, avec cette connaissance, de modifier au possible nos actions / comportements quotidiens pour se rapprocher au maximum de notre personnalité. Si cela n’est pas possible, il sera difficile de s’épanouir car notre personnalité et nos croyances sont profondément ancrées en nous et elles sont très difficiles, voir impossible, à changer.

L’acquisition de nouvelles connaissances

Pour terminer sur les éléments qui nous épanouissent au travail, nous allons développer le point de l’apprentissage de nouvelles connaissances. Ce dernier comprend le développement de connaissances techniques (ou métier) et de connaissances comportementales (voir Quelles sont les différentes soft skills et comment les développer ?).

Le développement de soi

En quoi est-ce important ? Tout d’abord, il est toujours bénéfique d’être dans une dynamique de développement permanent. En apprenant, nous prenons conscience de certains éléments et sommes ainsi amenés à nous remettre en question pour nous améliorer. Même si la routine est sécurisante, elle peut devenir pesante sur le long terme.

Améliorer ses compétences

Ensuite, le fait de développer son savoir faire et son savoir être renforce nos compétences professionnelles. Les conséquences seront l’amélioration de notre niveau d’expertise, de nos relations (en comprenant mieux le fonctionnement d’autrui et de soi-même) et de nos compétences transverses qui sont très prisées en cas de souhait d’évolution.

S’épanouir

Enfin, il se peut que vous vous découvrez un réel intérêt pour un nouveau sujet. Alors pourquoi ne pas continuer à se faire plaisir en l’approfondissant et même en l’imaginant comme profession ? Il est de moins en moins rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont radicalement changé de carrière dans leur vie.

Quand faut-il changer d’emploi ? Sur cette partie, ma réponse sera moins objective que sur les autres. En effet, la finalité de Clever Culture est de vous accompagner à vous réaliser personnellement et professionnellement : « Tout est accessible à tous« . En conséquence, si vous ne vous sentez pas pleinement épanoui aujourd’hui, je ne peux que vous encourager à déterminer ce qui vous rend heureux et de déployer les moyens nécessaires pour y parvenir.

« Levez la tête ! Il y a tellement d’opportunités, de choses à apprendre, de gens à connaitre qu’il est inconcevable de passer sa vie enfermée au même endroit à faire tous les jours la même chose. C’est un peu comme avoir un merveilleux jardin avec tous les arbres et tous les légumes qui existent et de manger des pommes toute sa vie. Vos pensées limitantes vous diront : « Mais si je n’aime pas les carottes ? Y-a-t-il des loups près des tomates ? Je me sens en sécurité près de mon pommier. ». Préférez-vous rester près de votre pommier et vous morfondre ou découvrir toutes les richesses du monde ?« 

Extrait du livre Rédigez et résolvez votre formule du bonheur.

Quand faut-il changer d’emploi pour les relations ?

Comme développé dans l’article Comment s’accepter et s’aimer ? Ce qu’il faut savoir, l’Homme est une espèce sociale. Nous avons besoin de trouver notre place dans la société et de reconnaissance pour être épanoui.

Selon le site https://www.petite-entreprise.net, une bonne ambiance au travail est indispensable pour quatre salariés sur cinq. Alors, quelles sont les répercussions d’une bonne ambiance et d’une mauvaise ambiance sur le lieu de travail ?

Conséquences de l’ambiance sur la performance

Ce n’est pas anodin si aujourd’hui les entreprises tendent vers un management participatif et recherchent des profils empathiques, ouverts d’esprit et bienveillants. D’autres vont même plus loin en créant des postes de « Chief Happiness » ou « Happinness Manager » dont les missions sont de faciliter la vie des équipes et/ou d’améliorer la satisfaction client et l’ambiance générale.

En effet, une bonne ambiance développe la cohésion d’équipe, la confiance et ainsi une meilleure synergie dans la vie d’un service. Ces aspects améliorent la performance et la gestion de problèmes ou de crises.

En revanche, une mauvaise ambiance engendre de la méfiance, des comportements individualistes et n’est ainsi pas profitable dans une entreprise où les personnes doivent œuvrer dans un même but. Elle a un impact direct sur la communication entre les collaborateurs, le turn-over, l’absentéisme et même la fréquence des accidents de travail.

Même si le manager a un rôle clé dans le développement d’une ambiance saine, il est important de garder en tête que chacun a un rôle à jouer pour améliorer/maintenir cette dernière. Je le répète souvent mais pour générer des comportements bienveillants à son égard, il faut commencer par être soi même bienveillant avec les autres (voir La loi de l’attraction).

Impacts personnels de l’ambiance

Une mauvaise ambiance sur le lieu de travail peut avoir plusieurs conséquences sur le bien être personnel des collaborateurs.

La première conséquence est la démotivation. En effet, cette dernière est engendrée, entre autres, par des conflits/rivalités, un manque de reconnaissance ou encore un sentiment d’isolement. Un collaborateur démotivé deviendra irascible, sera moins productif et sera moins présent (arrêts maladie). Ces comportements peuvent freiner son évolution ou, poussés à l’extrême, remettre en cause son contrat de travail.

Ensuite, le mal être au travail se retranscrit malheureusement dans le cercle familial. En effet, malgré les conseils qui nous disent « le boulot c’est le boulot et la vie privée c’est la vie privée », nous restons des êtres d’émotion et non de logique. Un état d’esprit triste ou frustré ne disparaît pas comme par magie une fois le seuil de la maison franchi.

Enfin et parfois, le mauvais climat social peut être la porte ouverte a des comportements plus extrêmes comme le harcèlement moral, les violences verbales et les incivilités. Les RPS (Risques Psychosociaux) augmentent avec des impacts directs sur la santé mentale et physique des collaborateurs. Ces derniers ont un impact personnel très fort chez les personnes qui en sont victimes. Lorsque le conflit est passé et que la victime a réintégré un cadre plus sain, le temps nécessaire à se reconstruire est long et les conséquences sur la vie professionnelle et privée sont lourdes.

Quand faut-il changer d’emploi ?

Quand faut-il changer d’emploi à cause de mauvaises relations professionnelles ? La réponse n’est pas binaire car les relations sont complexes.

Pour commencer, je pense qu’il est nécessaire d’aborder une prise de recul. En effet, nous traversons tous des moments difficiles et nous les gérons différemment. Ainsi, une situation qui semble tendue peut s’améliorer avec le temps. Il y a des jours avec et des jours sans, vous n’êtes pas responsable et souvent vous ne pouvez pas y faire grand chose (voir le cercle des préoccupations dans Comment trouver le bonheur : Découvrez 5 astuces faciles et efficaces).

Mon expérience m’a montré qu’il est surtout essentiel d’exprimer les choses que l’on ressent (toujours avec respect bien sûr). Même si de petits conflits surviennent sur le moment, ces derniers sont toujours plus constructifs qu’une situation de non-dits qui met petit à petit des distances entre les personnes.

Je le dis souvent sur ce site mais le travail peut et doit être un lieu d’épanouissement. Si pour vous de bonnes relations sont indispensables à votre bien être et que le climat de votre entreprise vous pèse au quotidien alors la réflexion de changer d’entreprise ou de service est pertinente. Il peut aussi être intéressant de voir de quelle manière vous pouvez améliorer les relations de votre service à votre niveau.

Enfin, si certains éléments vous affectent profondément et qu’il y a des conséquences sur votre vie personnelle et/ou votre santé, le changement de cadre devient urgent. Certains signes doivent vous alerter comme des remarques de votre entourage, une démotivation quotidienne, des insomnies ou même un sentiment léger de déprime (qui risque d’évoluer).

Références et mot de la fin

J’espère que les différents éléments de cet article vous ont permis d’avancer sur votre réflexion. C’est une démarche personnelle qui prend parfois du temps. L’intérêt de cette dernière est qu’elle nous amène à réfléchir sur nous même et nous permet donc de mieux nous connaître.

Le monde professionnel est un environnement complexe. Nous avons tous des attentes différentes de ce dernier. J’aime définir chaque métier, chaque entreprise, chaque service comme un micro-univers qui possède son propre paradigme et ses propres règles. Lorsqu’on est à l’intérieur, on a parfois l’impression que ce dernier est unique. Cependant, il en existe un nombre incroyablement grand et je suis sûr que quelque part, il y en a un qui vous correspond parfaitement. Il faut « juste » le trouver…

Et pour vous, quels sont les aspects les plus importants au travail ? Souhaitez-vous partager votre expérience ou d’autres éléments qui peuvent mener à un changement d’emploi ? Exprimez-vous dans les commentaires.

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Citations : https://citations.ouest-france.fr


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À bientôt et soyez heureux !

JB


L’amour, les rencontres, le changement sont-ils le fait du hasard ? Notre conscience use de mots pour répondre à cette question, mais peut-on tout expliquer avec raison ? Comment mettre en mots ce qui est ineffable, indicible à nos sens ? C’est peut-être là que nous devons écouter notre cœur, notre existence intérieure, l’immanence divine que nous portons tous en nous, cette petite étincelle de joie et de chaleur qui nous guide sans que nous ne maîtrisions rien. Celle-là même qui nous fait faire parfois ce que nous considérons comme des folies, sans savoir que celles-ci sont essentielles à notre épanouissement, sans savoir qu’elles décident d’un nouveau chemin que nos pas emprunteront, en toute confiance, vers le changement inéluctable, et sans doute aussi, indispensable. Telle la plante qui se meurt en hiver pour ressusciter au printemps, à chaque rencontre essentielle de notre vie, c’est un peu de nous qui meurt, c’est un peu de nous qui renaît, toujours dans le dessein de nous réaliser un peu plus, par une meilleure connaissance de soi.

Christophe Comte

Développement personnel

Bien comprendre nos habitudes pour réussir à mieux les changer

Nos habitudes sont des comportements acquis par la répétition d’agir ou de penser.

Elles peuvent être bonnes ou mauvaises, conscientes ou inconscientes. Ces dernières nous servent de repères car elles représentent des actions dont la réalisation et les conséquences sont connues.

Il est parfois nécessaire de changer nos habitudes afin de réaliser un objectif ou simplement car les conséquences de ces dernières ne nous conviennent plus. Cela est cependant souvent plus facile à dire qu’à faire.


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Dans cet article, nous allons étudier ce que sont réellement nos habitudes afin de déterminer le meilleur processus pour les changer.

Bonne lecture 😉

Nous faisons d’abord nos habitudes, ensuite elles nous font.

John Kessel

Bien comprendre ce qu’est une habitude

Définition

Les habitudes peuvent se classer en deux catégories : les habitudes motrices (avec action) et les habitudes intellectuelles.

Elles représentent des façons d’agir ou de pensée quotidiennes que l’on réalise sans lutter contre sa volonté ou même sans contrôle volontaire. Les habitudes sont acquises par l’apprentissage puis surtout par la répétition.

Avant de développer une nouvelle habitude, il est donc nécessaire de réitérer ses composantes (actions ou pensées) régulièrement et de nombreuses fois.

Marcher, courir, faire du vélo, conduire etc… représentent des habitudes que nous avons dû acquérir.

Pourquoi adopte-t-on des habitudes ?

Selon le chercheur en neuroscience Gerhard Roth, 80% de nos actions sont automatiques, nous les exécutons sans réfléchir. Les habitudes servent à économiser de l’énergie à notre cerveau et à minimiser les risques liés à l’inconnu.

Les habitudes - Clever Culture

Sortir de notre zone de confort et/ou apprendre quelque chose de nouveau nous demandent des efforts. Après la puberté, la malléabilité du cerveau diminue fortement.

Lorsque nous satisfaisons une envie, de la dopamine est libérée dans notre cerveau, ce qui procure une sensation de bien être. Par la suite, ce neurotransmetteur est libéré de plus en plus tôt lorsque l’action est répétée ce qui a pour conséquence de lier certains neurones entre eux. Les habitudes deviennent donc des solutions de facilité pour le cerveau (comme des raccourcis).

De manière biologique, les habitudes sont des informations « enregistrées » dans les ganglions de la base du cortex cérébral. Pour faire un amalgame, ces dernières sont comme des procédures fixes qui ne peuvent plus être supprimées. C’est la raison pour laquelle changer de vieilles habitudes est l’une des choses les plus difficiles à faire.

Pourquoi changer ses habitudes ?

Les mauvaises habitudes

La première raison de vouloir changer certaines habitudes est qu’elles affectent négativement nos vies.

Il y a en premier lieu celles qui ont un impact sur notre santé comme fumer, boire de l’alcool, mal manger etc… Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir du recul sur la manière dont certains éléments affectent notre santé. Cette connaissance nous permet d’analyser nos comportements et de les identifier comme bons ou mauvais. Les campagnes de prévention jouent également un rôle important en mettant en avant certains dangers.

Ensuite, il y a certains comportements qui influent sur notre vie sociale ou sur notre bien être comme par exemple le manque de confiance en soi ou la dépendance affective. Peut-on lier notre façon d’être à nos habitudes ?

Notre personnalité est définie par notre tempérament et notre caractère. Le tempérament est quelque chose d’inné, c’est notre héritage biologique. Au contraire, notre caractère est le fruit de notre éducation, de nos expériences et de nos fréquentations. Il correspond à notre héritage culturel. Ce dernier a donc été assimilé par notre cerveau à l’instar d’une habitude.

Les évolutions de la vie

Différents changements dans notre vie ou certaines opportunités nous poussent à nous remettre en question et à sortir de notre zone de confort.

Généralement, il s’agit de projets stimulants et choisis. Parfois, en revanche, nous faisons face à des situations malencontreuses qui nous obligent à modifier notre quotidien.

Le neuf suscite la colère des habitudes.

Jacques Attali

Dans les deux cas, il nous faut opérer un changement dans nos habitudes pour atteindre nos objectifs ou pour mieux vivre une nouvelle situation.

Nos valeurs

Comme expliqué dans l’article Comment trouver sa voie professionnelle : 3 méthodes efficaces, nous avons tous une valeur fondamentale à laquelle nous sommes attachés. Nous pouvons également ajouter à cela des principes auxquels nous croyons et que nous essayons de suivre.

Il est cependant possible que certains éléments de notre vie nous demandent de réaliser des actions contraires à ces valeurs et principes. Par exemple, vous êtes vegan et vous travaillez dans une boucherie (oui c’est volontairement exagéré;).

Afin d’être en accord avec nous même, nous allons alors engager des actions pour modifier notre quotidien. Cela passe également par la création de nouvelles habitudes et parfois par l’abandon d’anciennes.

Comment changer ses habitudes ?

Changer de récompenses

Comme évoqué un peu plus haut, nos habitudes sont des automatismes pris par notre cerveau. Ce dernier nous récompense avec de la dopamine lorsque nous les réalisons.

Abandonner une habitude revient donc à abandonner une récompense, un gain. Pour que cela fonctionne, il faut donc trouver une autre récompense pour combler l’ancienne. Il est ainsi nécessaire de remplacer une habitude par une autre et non essayer de simplement en abandonner une. En procédant ainsi, le risque d’échec sera plus limité.

Cela s’opère en deux étapes. Tout d’abord, avant que la nouvelle habitude en devienne une, il est nécessaire que sa réalisation procure un plaisir afin de rester motivé. Ce plaisir peut prendre plusieurs formes : matériel, sensoriel ou mental. Puis, à force de répétition, sa réalisation deviendra un plaisir automatique (la nature est bien faite).

Les habitudes - Clever Culture

Dans un second temps, il vous faudra réaliser la nouvelle habitude au moment où vous réalisiez l’ancienne. Vous n’aurez ainsi pas la sensation de perdre quelque chose.

Le nouveau plaisir procuré associé à votre motivation de changer une vielle habitude vous aideront à opérer ce processus de changement en douceur.

Un petit exemple

Prenons un petit exemple pour illustrer cela. Imaginons que votre journée de travail commence par un petit rituel : café plus réseaux sociaux. Vingt minutes plus tard, vous commencez à travailler et comme souvent, votre journée devient une course et vous ne savez plus où donner de la tête. Cela vous épuise.

Un jour, sur internet, vous tombez sur un article comme Comment devenir plus productif avec un peu de bon sens et vous décidez de plus vous organiser. Le matin, avec votre café et au lieu d’être passif devant l’écran, vous anticipez et priorisez vos différentes tâches. Vous passez ensuite une journée plus sereine et avec moins de stress. Un mois après, ce fonctionnement est votre nouvelle routine, vous avez changé une vieille habitude par une nouvelle. Vous avez remplacé le plaisir du divertissement par celui de la sérénité.

Une seule habitude à la fois

Changer d’habitude est un processus difficile et qui prend du temps. On retrouve souvent une durée nécessaire de 21 jours pour le réaliser. Ce chiffre est malheureusement faux. En effet, il va dépendre des personnes, de l’état d’esprit associé et également de l’ancienneté et donc du niveau d’ancrage de la vieille habitude (cela peut prendre jusqu’à trois mois).

De plus, les gains ne sont parfois pas perceptibles immédiatement. Par exemple, quelqu’un qui arrête de fumer est plus exposé au manque immédiat et peut perdre de vue tous les bénéfices sur sa santé à long terme. Changer ses habitudes peut donc dépendre uniquement de la motivation. Cet aspect augmente la difficulté car la motivation varie selon notre état d’esprit. Elle peut être par exemple affectée par la fatigue ou par un imprévu désagréable.

Afin d’augmenter ses chances de succès, il est dont important de changer une seule habitude à la fois. En effet, vous pouvez ainsi concentrer vos efforts et votre motivation sur cet objectif.

Dans la même logique, si vous initiez un processus qui engendre plusieurs changements dans votre vie, commencez par les choses les plus simples pour ensuite être mieux armé mentalement pour les changements plus significatifs ou plus douloureux.

Quelques règles élémentaires pour réussir à changer ses habitudes

Changer ses habitudes demande un investissement personnel fort. Voici quelques astuces, pour mettre toutes les chances de votre côté :

Identifier les déclencheurs et les obstacles

Vous avez maintenant compris que les habitudes représentent un processus réalisé automatiquement par notre cerveau. Ces dernières sont provoquées par des déclencheurs.

Par exemple, c’est vendredi soir, vous rentrez enfin chez vous après une longue semaine, vous vous asseyez à table et vous dégustez une bière. Ces éléments temporels associés à l’idée de récompenser la semaine de labeur représentent des déclencheurs.

Si vous souhaitez changer une habitude, il est nécessaire au préalable d’identifier ces différents déclencheurs. Cela vous permettra d’agir pour les éviter au maximum.

Toujours dans le même exemple, imaginons que vous ayez commencé un régime et que vous avez choisi de ne plus boire d’alcool. En conséquence, le vendredi soir, au lieu de rentrer chez vous et de vous asseoir, préférez une petite promenade pour éviter l’envie de déguster une bière.

De la même manière, avant de changer une habitude, essayez d‘identifier les obstacles qui pourraient faire échouer votre projet. Cela peut être quelque chose de tout simple comme s’assurer d’avoir l’équipement adapté à la reprise d’un sport.

Enfin, toujours dans l’objectif d’éviter les obstacles et les déclencheurs, il est important de communiquer à votre entourage les changements que vous voulez effectuer et surtout votre date prévisionnelle. Ces derniers prendront les dispositions nécessaires pour augmenter vos chances de succès et pourront surtout vous encourager. L’exemple typique ici est l’arrêt du tabac. En disant que vous souhaitez arrêter, vos amis ou les membres de votre famille éviteront de fumer en votre présence ou de laisser traîner des paquets de cigarettes.

Le faire pour soi

Tout changement que vous opérez dans votre vie doit venir de vous. Si vous faites quelque chose sous la contrainte, les risques d’échec sont très forts. En effet, vous ne trouverez alors pas la motivation ou une récompense assez conséquente.

Il est bien sur possible d’essayer de changer pour améliorer sa relation avec quelqu’un. Votre moitié peut, par exemple, être sensible à ce que la maison soit en ordre et vous un peu moins. Vous souhaitez lui faire plaisir en portant de l’attention à cela. Votre motivation doit être une amélioration de la relation et non une maison bien rangée.

Ensuite, il est important de consigner vos progrès et de vous féliciter pendant tout le processus de changement. Cela parait peut être tout bête mais cette pratique augmente vos chances de succès.

Les habitudes, ces choses qui tiennent lieu de vérités pour les solitaires.

Bertrand Bergeron

Enfin, soyez indulgent avec vous même. En cas d’entorse, repoussez simplement au lendemain sans vous dévaloriser. Changer ses habitudes peut être un combat de longue haleine et il est possible de perdre quelques batailles.

Pour vous donner quelques exemples de bonnes habitudes qui peuvent changer votre quotidien, voici une vidéo d’une chaîne que j’apprécie beaucoup :

www.youtube.fr – Prendre sa vie en main

L’hypnose, est-ce efficace pour changer ses habitudes ?

Pour changer ses habitudes, il est bien sur possible, voir conseillé selon les cas de se rapprocher de professionnels de la santé. Parmi ses approches, il y a celle bien connue de l’hypnose.

Cette pratique consiste à modifier son état de conscience afin de se détacher de toutes les perturbations extérieures (hyperfocalisation). C’est un état naturel qui permet de suggérer des choses nouvelles ou différentes à notre inconscient.

Pour que l’hypnose fonctionne, il faut bien entendu que le sujet soit motivé. Cette pratique aide à soigner certaines dépendances ou certains troubles anxieux (stress, affirmation de soi). L’hypnose reste cependant une approche complémentaire. Des sites comme https://www.hypnose.fr recensent les praticiens afin d’éviter de tomber sur des charlatans.

J’ai personnellement eu recours à l’hypnose deux fois pour l’arrêt du tabac. Cela n’a malheureusement pas fonctionné pour moi :(. Je pense que la motivation n’était pas suffisamment au rendez-vous.

Références et mots de la fin

J’espère que cet article a pu vous aider à mieux comprendre ce qu’est une habitude et qu’il vous aura permis d’identifier certaines actions pour en changer certaines. Je pense que nous faisons tous des choses au quotidien qui ne nous conviennent pas. La première étape est bien sûr d’en prendre conscience afin de pouvoir travailler dessus.

Je vous souhaite beaucoup de réussite dans vos projets de vie et j’espère que vous trouverez la motivation et la méthodologie nécessaires pour atteindre vos objectifs. Changer certaines habitudes est un défi ambitieux. Il ne faut pas que cela vous affecte négativement. Restez indulgent envers vous même car l’important, c’est de faire de son mieux.

Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir mon livre Rédigez et Résolvez votre formule du bonheur. Il propose une méthode qui vous permettra d’identifier et de travailler sur vos différents projets afin d’augmenter votre épanouissement au quotidien.

Et vous, quelles sont les méthodes que vous utilisez pour changer vos habitudes ? Avez-vous envie de partager d’autres astuces ou simplement des expériences ? Exprimez-vous dans les commentaires 

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Les sources de cet article : https://www.sanitas.com/frhttps://vammos.club/la-neuroscience-du-changement-de-comportementhttps://www.hypnose.fr

Photo de couverture et images : https://pixabay.com/fr

Citations :  http://evene.lefigaro.fr/citations


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JB


Les choses changent. Mais si vite… Est-ce que les habitudes des Hommes pourront suivre ?

Isaac Asimov

Développement personnel

Dépendance affective : la comprendre pour mieux en sortir.

La dépendance affective est définie comme le fait de ne plus vivre pour soi mais pour autrui. Par manque de confiance en elle, une personne affectivement dépendante va s’effacer peu à peu afin de toujours chercher l’approbation des autres.

A priori, nous sommes tous concernés par la dépendance affective. Il y a bien sûr plusieurs niveaux dans cette pathologie. Les personnes concernées par son stade le plus avancé sont dans une souffrance permanente.

Comme toute pathologie, la dépendance affective n’est pas irréversible. Effectivement et comme souvent, la première étape vers la guérison est la prise de conscience et surtout la compréhension de ce maux.

Clever Culture vous accompagne dans votre bien-être. Découvrez dans cet article les différents types de dépendance affective, les signes pour la reconnaître et bien sûr des propositions pour en sortir.

Bonne lecture 😉


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Les trois types de dépendance affective

Définition

Pour bien comprendre la dépendance affective, il est nécessaire de connaitre son origine et les différentes formes qu’elle peut prendre.

La dépendance affective peut être représentée comme un lien d’attachement trop fort et de soumission aux autres. Elle reflète une peur d’abandon ou de rejet.

Selon http://sante.lefigaro.fr, les personnes affectivement dépendantes soit se considèrent comme des incapables et ont alors constamment besoin de l’approbation des autres, soit ne se sentent pas aimées et développent un sentiment d’insécurité affective.

Le site https://nospensees.fr définit la dépendance affective comme une sorte d’addiction. En effet, elle peut provoquer des épisodes de dépression et de forte anxiété chez les personnes qui en souffrent lorsqu’un lien est rompu.

Toujours selon https://nospensees.fr, la dépendance affective peut se classer en trois catégories :

La dépendance affective de la famille

Cette première catégorie trouve sa source au travers d’une forte anxiété qui se transmet des parents aux enfants. Le cocon familial représente alors une bulle protectrice face à la peur du monde extérieur.

Dans ce contexte, il peut être difficile de devenir autonome et de développer sa confiance en soi.

En effet, en voulant surprotéger les membres de sa famille, on ne les arme pas suffisamment contre les épreuves de la vie. La famille devient un élément rassurant mais dans lequel on est enfermé.

La dépendance affective du couple

Il s’agit du type de dépendance affective le plus répandu.

Cette dernière tire à nouveau sa source dans un manque de confiance en soi. En effet, les personnes concernées sont persuadées qu’elles sont incapables d’être autonomes.

Ainsi, le/la conjoint(e) va représenter un soutien indispensable à leur bien être. Il/elle va incarner le rôle du protecteur et de celui/celle qui donne un sens à la vie.

Clever Culture - Problème couple

Bien entendu, cette relation est nocive. Elle est fondée sur une base de dépendance qui ne permet pas l’épanouissement du couple sur le long terme. En effet, la relation deviendra rapidement une relation de dominant/dominé.

La dépendance affective du milieu social

Ce dernier type de dépendance se traduit par le besoin d’être reconnu dans les différents environnements dans lesquels nous évoluons.

Un sentiment de mal-être peut alors survenir lorsque nous ne nous sentons pas acceptés ou valorisés.

Enfin et toujours selon https://nospensees.fr, les individus souffrant de dépendances affectives peuvent renier leurs croyances et leurs valeurs afin de correspondre à l’image voulue par le milieu.

La dépendance de ceux que l’on méprise est la plus insupportable. 

madeleine de puisieux (les maximes, réflexions et pensées)

Analyse et conséquences de la dépendance affective

Analyse

Le premier point qui ressort du paragraphe ci-avant est que la dépendance affective semble principalement venir d’un manque de confiance en soi.

En effet, les personnes concernées par ce maux existent au travers d’un contexte ou d’une personne. Elles se retrouvent ainsi démunies et dans un mal être psychologique lorsque leur paradigme change.

Selon https://www.passeportsante.net/fr, la dépendance affective, comme beaucoup de pathologies, provient de l’enfance. Ainsi, les enfants qui ont reçu peu d’attention et/ou que l’on a cherché à responsabiliser trop tôt présentent un terrain propice à la dépendance affective. Ces derniers n’ont en effet pas appris à se mettre en avant et font passer les intérêts des autres avant les leurs.

Récemment, j’ai entendu lors d’une formation professionnelle, que 64% des démissions viennent d’un manque de reconnaissance. Ce besoin d’être valorisé touche donc une grande partie de la population.

Cependant, selon http://sante.lefigaro.fr, seulement 2% de la population serait touché par une dépendance affective problématique.

Ainsi, il est donc judicieux de prendre des pincettes et d’admettre que selon le contexte de chacun, nous sommes tous plus ou moins affectés par les trois types de dépendance affective.

L’essentiel est que cette pathologie n’affecte pas notre quotidien. Il est en effet, à mon sens et dans une certaine mesure, honorable de faire passer les intérêts d’autrui avant les siens.

Conséquences de la dépendance affective

Lorsqu’on se penche sur la définition et l’origine de la dépendance affective, on imagine rapidement ses conséquences.

Le site https://psychocoach.blog4ever.com pousse l’analyse un peu plus loin. Il définit en effet qu’une personne affectivement dépendante utilise inconsciemment autrui comme un objet pour combler ses propres manques et répondre à ses propres attentes.

Ainsi, les relations qui en découlent sont uniquement basées sur la soumission ou la domination.

La soumission va se traduire par le fait de ne pas dire non, de se laisser malmener/manipuler ou encore de se laisser critiquer.

La domination peut se traduire par une jalousie excessive, un rejet de la vie et de l’opinion d’autrui ou encore le rabaissement de l’autre à un simple objet.

La dépendance affective : une pathologie mentale
La dépendance affective : une pathologie mentale

Enfin et comme évoqué ci-avant, les personnes souffrant de dépendance affective seront fortement impactées par un rejet. Elles pourront ainsi être tristes si un ami ne prend pas de nouvelles, être déprimées si le partenaire se détache ou encore être perdu sans l’approbation de leur famille. Leurs réactions seront disproportionnées face au comportement d’un tiers.

Les signes de la dépendance affective

Comment savoir si l’on est concerné et dans quelle mesure ?

Le coach Alexandre Cormont propose six signes pour déceler la dépendance affective :

  • Le besoin d’être constamment rassuré par les autres et d’avoir leur approbation. Le besoin de rester en contact permanent avec autrui.
  • L’incapacité à organiser ou prévoir quelque chose seul. Cela ressemble souvent à de l’amour ou à la vie en société. Cependant, le problème se pose lorsqu’on oublie ses envies et ses besoins au profit de ceux d’autrui.
  • Le manque ressenti d’une personne en très peu de temps. Poussé à son paroxysme, ce manque peut se transformer en jalousie excessive.
  • La peur constante qu’un de nos proches mettent fin à la relation amoureuse ou d’amitié. Cette dernière traduit un sentiment de ne pas être mérité et peut nuire à une relation.
  • Certains éléments du passé vous empêchent d’aller de l’avant. Ainsi, vous pensez à des échecs dans vos relations passées et essayez de vous protéger dans le présent avec un comportement souvent inadapté.
  • Vous êtes soumis. Vous n’osez pas dire non et n’exprimez pas de contradiction même lorsque vos valeurs sont bafouées. Je vous invite à découvrir ces dernières grâce aux différents tests de personnalités.

A nouveau, il est possible que vous vous reconnaissiez dans un ou plusieurs de ces éléments sans que votre dépendance affective soit problématique. En effet, l’essentiel est que cela ne vous affecte pas ou n’affecte pas autrui dans une mesure déraisonnable.

Un peu de liberté donne à notre âme de l’élévation et de l’essor. Un peu de dépendance augmente la douceur des communications, elle est le lien qui forme les sociétés. 

François de Reynaud de montlosier (Les mystères de la vie humaine)

A contrario, si ces éléments vous parlent et ont un impact significatif sur votre quotidien, vous êtes peut être atteint de dépendance affective problématique. Cet article peut alors contribuer à la première étape de la solution : la prise de conscience et la compréhension. Je vous invite par la suite à faire appel à un professionnel de la santé pour assurer un suivi adéquat.

Les solutions pour sortir de la dépendance affective

L’approche du travail sur soi

Les étapes

Le coach Sadrino Mancinelli du site reussir-ses-relations.com propose deux étapes pour sortir de la dépendance affective :

  • La première est bien sûr de prendre conscience de la pathologie et de l’impact qu’a cette dernière dans votre vie. Une fois cette prise de conscience réalisée, il vous faudra modifier votre comportement et votre approche lorsqu’une situation problématique se présente. Bien entendu, vous éprouverez de la réticence à cela. Un thérapeute pourra vous accompagner en douceur vers ces changements.
  • La seconde étape est un travail d’introspection afin de cerner quels sont les besoins que vous comblez avec la dépendance affective. Il peut s’agir du besoin d’amour, de reconnaissance ou d’estime (correspondant aux besoins de Maslow). Il s’agit ensuite de réapprendre à vous respecter et à vous aimer pour modifier votre relation à vos besoins.

Les outils

Ces étapes ont pour finalité de faire comprendre que le sentiment d’incapacité est un ressenti et non une réalité. Pour aider à cela, il est possible d’utiliser plusieurs outils :

  • Le premier, avec l’aide d’un ami ou d’un thérapeute, est l’établissement de petits objectifs simples qui vous permettront d’augmenter votre confiance en vous. Par exemple, planifiez d’aller acheter un vêtement seul dans un magasin ou de réaliser seul un rendez-vous engageant (dans une banque ou une assurance).
  • Le second, pour vous aider dans votre introspection, est la tenue d’un journal de bord et la pratique de la méditation. Le journal vous permet de poser vos pensées par écrit et d’identifier les moments de bien-être et de mal-être. La méditation vous permet de vous reconnecter avec vous même, d’écouter votre corps et de diminuer votre stress.
  • Enfin, comme souvent lorsque des relations sont malsaines, il faut envisager de faire le ménage dans votre vie. Cet exercice est difficile mais il peut être facilité en commençant des nouvelles activités ou un nouveau travail. Rencontrez des nouvelles personnes, vivez une vie équilibrée et redéfinissez vos objectifs. En bref, soyez dans une dynamique qui vous fait aller de l’avant. Pour vous accompagner dans cette démarche, découvrez le livre que nous vous avons concocté : Rédigez et résolvez votre formule du bonheur.

Voici une vidéo très pédagogique sur ce sujet :

www.youtube.com – Christèle Albaret

L’approche entrepreneuse

Il y’a une autre approche que je souhaite vous soumettre pour vous aider à combattre la dépendance affective.

Cette dernière consiste à modifier notre rapport à nous même et à celui des autres afin de constamment se focaliser sur la bonne réalisation de nos objectifs de vie. Cela représente la concrétisation de cette fameuse dynamique qui vous fait aller de l’avant.

La relation avec les autres devient une relation d’entraide mutuelle. Cette démarche est inspirée du livre Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent : Le livre qui va changer votre vie de Stephen R. Covey.

Le livre propose de travailler sur notre victoire privée puis sur notre victoire publique afin de construire des relations d’interdépendance.

L’objectif est bien sûr de vous donner des pistes de réflexion et non de simplement paraphraser le livre.

La victoire privée

Le premier élément qui mène à la victoire privée est la proactivité. Cette dernière représente un état d’esprit d’action et de réalisation plutôt que d’inaction et de regret.

Le livre invite à se focaliser sur son cercle d’influence et de ne pas s’empoisonner l’esprit avec des éléments que nous ne contrôlons pas.

Le second élément est la définition d’un cap, d’un énoncé de vie personnel. Les actions entreprises seront toutes cohérentes avec vos valeurs.

Ce dernier peut refléter votre caractère (bienveillant), vos contributions (associations) et vos succès (tirer les autres vers le haut).

Le troisième et dernier élément représente la capacité à prioriser ce qui doit l’être.

Ainsi, l’auteur invite à faire le tri dans toutes les tâches que nous réalisons afin de dégager un maximum de résultats et de bénéfices.

Se libérer de la dépendance affective.
Se libérer de la dépendance affective

L’association de ces trois éléments permet d’adopter un état d’esprit dynamique, constructif et efficace. Les satisfactions qui découlent de l’atteinte de nos objectifs augmentent la confiance en soi et le sentiment d’indépendance.

La victoire publique

Ensuite, l’auteur propose trois étapes pour développer des relations constructives et de confiance.

Le première est de toujours penser à des accords, des compromis gagnants/gagnants. Si aucun terrain d’entente n’est possible, il vaut mieux passer son chemin.

Cette philosophie intègre nos besoins et ceux d’autrui pour que personne ne soit lésé. Ainsi, les comportements de soumission ou de domination évoqués dans cet article tendent à disparaître.

La seconde étape propose de comprendre autrui avant d’essayer d’être compris. Cela consiste à se mettre à la place de l’autre, à voir le monde comme lui, avec ses filtres.

Si le partenaire tient un discours logique, il sera facile de le conseiller tandis que s’il tient un discours affectif, il suffira de l’écouter et de le comprendre.

La troisième étape propose de décupler les bienfaits d’une relation en profitant de la synergie des forces.

Chacun comblera les faiblesses de l’autre. Dans la vie personnelle, cela peut permettre de construire des projets sur des bases saines. Côté vie professionnelle, ce comportement favorise le travail en équipe et les résultats associés.

Enfin, l’auteur propose de travailler en parallèle sur nos quatre facultés fondamentales pour améliorer nos forces et notre état d’esprit. Découvrez l’article Nos quatre facultés fondamentales – Aiguisez votre scie pour aller plus loin.

Références et mot de la fin

J’ai voulu approfondir le sujet de la dépendance affective et proposer un article car je me sens concerné par ce problème. En effet, j’ai tendance à régulièrement ruminer mes phrases ou mes actions dans l’espoir de n’avoir froissé personne. Je souffre dans une certaine mesure de dépendance affective du milieu social.

En réalisant mes recherches, j’ai cependant constaté que cette pathologie représente une véritable souffrance chez certaines personnes. J’ai ainsi essayé de traiter ce sujet lourd pour certains d’entre vous de manière complète. Mon objectif est que cet article vous donne des éléments qui vous seront d’une aide réelle.

Il est toujours difficile de mettre des mots sur certaines souffrances. Ces chimères sont en effet sournoises car elles sont ancrées dans nos croyances. Nous vivons donc la plupart du temps avec en pensant que la situation est normale.

Et parfois, il suffit d’une lecture, d’une discussion pour prendre conscience du problème. Nous entrons alors dans une phase de compréhension puis de recherches de solutions. La guérison est la prochaine étape, il faudra cependant être fort et déployer des actions difficiles. Le résultat, votre bonheur, est la récompense et le combat en vaut la peine.

Les sources de cet article : sante.lefigaro.frnospensees.frwww.passeportsante.net/frwww.AlexandreCormont.com reussir-ses-relations.comLes 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent : Le livre qui va changer votre vie

Photo de couverture et images : https://pixabay.com/fr

Citations : www.mon-poeme.fr


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A bientôt et soyez heureux !

JB


En devenant adultes, nous devons apprendre à prendre soin de nos besoins, sans avoir « besoin » que l’autre les prenne en charge. En effet, quand nous sommes enfants, c’est à nos parents, à nos enseignants ou aux personnes qui accompagnent notre vie de prendre soin de nos besoins relationnels, d’en avoir le souci et de veiller à ce qu’ils soient respectés et comblés au maximum. Devenir adulte, c’est se séparer de cette dépendance-là ! 

jacques salomé (la ferveur de vivre)